L’ingénierie telecom

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L’ingénierie Telecom est un métier de plus en plus prisé par la jeunesse, mais qui est bien souvent sujet à nombreuses confu- sions aussi bien sur le plan de la formation, que de sa pratique. Dans le but de mieux vous éclairer, nous nous sommes adressés à un ingénieur dans le domaine, M Yazid AKANHO responsable du centre de trans- mission de Benin Télécom à Porto Novo afin de recueillir les informations utiles liées à ce métier.

Quel est votre métier ?
Ingénieur Télécoms
Comment décrirez-vous votre profession ? Définition

Un ingénieur télécoms est celui qui s’occupe de la conception et de l’optimisation des systèmes et infrastructures de communication. On peut distinguer deux grandes rubriques : la recherche et la conception d’équipements et de services, la gestion d’infrastructures ré-seaux.

Quelles en sont les différentes activités et responsabilités au sein d’une entreprise?
La définition en dit long sur les activités et responsabilités de l’ingénieur télécoms au sein d’une entreprise :
–    la recherche et le développement pour l’expérimentation de nouvelles techniques ou technologies pouvant permettre l’optimisation des ressources et la fiabilité des communications ;
–    la production : il s’agit ici de la conception, du déploie- ment et de l’exploitation de réseaux de communications.

Quelles sont les compétences requises pour exceller dans ce métier ?
d’abord, un niveau de technicité élevé, ce qui fait appel à un ensemble d’aptitudes telles que l’intelligence, l’habileté, l’amour des sciences (maths et physiques).
Ensuite, une forte dose de patience, beaucoup d’endu- rance et un physique solide car non seulement il faut sa- voir prendre son mal en patience dans ce métier, il est aussi important d’être mentalement et physiquement fort car on est appelé à travailler dans des environnements difficiles et sous d’intenses pressions (c’est vous qui éta- blissez les liaisons et tant que cela ne marche pas, tout est paralysé et tout le monde est suspendu à vos faits et gestes.
Enfin, il est important d’être dynamique  et éveillé, garder
« l’œil toujours ouvert » comme on dit, car un simple détail négligé peut vous faire passer à côté.

Quelles sont les différentes structures où une telle personne peut proposer ses services ?
des sociétés de télécommunications comme les opéra- teurs GSM, les fournisseurs d’Accès Internet, des opéra- teurs VSAT, des chaines de télévision, des prestataires de services privés en Télécoms, des équipementiers, des organismes publics, régionaux ou internationaux de nor- malisation ou de régulation, etc.

Comment qualifierez-vous l’avenir du métier ? Est- il prometteur ? Y a-t-il beaucoup de débouchés ? Peux-t-on identifier un plan de carrière clair lorsque l’on est débutant dans le métier ?
Les débouchés sont nombreux et l’avenir est très promet- teur, notamment dans le contexte actuel marqué par la montée en puissance des TIC et leur implication dans presque tous les secteurs de la vie quotidienne (éducation, santé, travaux publics, agriculture, …). Il ne faut égale- ment pas perdre de vue l’aspect de l’accroissement verti- gineux de la population mondiale et l’augmentation de l’accès aux technologies de façon globale.

de nouvelles technologies sont déployées et de nouveaux services sont offerts aux utilisateurs, tout ceci implique en amont plus de techniciens et plus de spécialités. Par exemple, au Bénin, certains opérateurs de téléphonie mobile sont déjà passés à la 3ème génération de téléphonie mobile, ce qui fait forcément appel à de nouvelles compétences données qui n’existaient pas jusqu’ici. Identifier un plan de carrière devrait se faire à deux ni- veaux : le niveau individuel et le niveau étatique. Un pays qui veut se développer se doit de définir dans chaque sec-teur un plan de carrière à la hauteur de ses ambitions na- tionales. Mais cela est également vrai au niveau individuel. On ne choisit pas un métier par hasard, du moins, on ne devrait pas. Le choix d’un métier nécessite des enquêtes préalables et un auto-examen de conscience et de me- sure des capacités intellectuelles, physiques et mentales permettant de vérifier si l’on satisfait effectivement aux exi- gences du métier que l’on aimerait faire. Lorsque toutes ces étapes sont concluantes et que l’on commence des études dans les télécommunications, il est relativement simple de savoir en chemin, compte-tenu de ses aptitudes et envies, quelle branche emprunter pour la spécialisation. Après, le reste n’est souvent qu’une combinaison de pré- paration et de chance pour parvenir à la réussite.

Quelles est le parcours académique requis : les for- mations, les niveaux et les diplômes pour embras- ser ce corps de métier ?
L’idéal est de passer par un cycle préparatoire de deux ans en mathématiques et sciences physiques avant de poursuivre en cycle d’ingénieur. Un autre cursus est celui d’un BTS complété par une Licence Professionnelle et deux années de Master. Les deux cursus sont différents mais au final, tout le monde est utile.
Quelqu’un qui n’a pas envie de grandes et/ou longues études peut se contenter d’un BTS qui est en réalité un diplôme pratique qui permet de commencer par travailler après juste deux ans d’études universitaires. dans ce cas, on est technicien des télécommunications, et on se spé- cialise dans un domaine particulier.

Y a-t-il des écoles qui offrent cette ou ces forma- tion(s) au Bénin ?
Oui, l’EPAC à l’Université d’Abomey-Calavi et plusieurs autres universités privées de la place.

Un dernier mot ?
J’aime cette phrase de Confucius que j’ai découverte chez un ami : «CHOISIS UN METIER QUE TU AIMES ET TU NE TRAVAILLERAS PAS UN SEUL JOUR dE TA VIE ».
C’est pour dire combien il est important de savoir ce que l’on a envie d’exercer comme métier, de se battre pour y arriver et puis après, on fait tout par amour, sans se lais- ser décourager par les embûches qui se dresseront tou- jours à un moment ou à un autre. Et quoi que l’on fasse, il est capital de s’armer de courage et de détermination.

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